30/06/2026 03:28 - Politica
Le président Javier Milei fait face à une semaine décisive sur le plan politique et diplomatique. Après avoir confirmé Diego Santilli comme nouveau chef de Cabinet des ministres en remplacement de Manuel Adorni, le chef de l'État doit définir sa participation à des événements internationaux clés.
Pour comprendre ce changement, il faut savoir que le chef de Cabinet est l'un des postes les plus importants du gouvernement argentin. Il agit comme coordinateur entre le président et les différents ministères, et joue un rôle crucial dans les négociations avec le Congrès.
Le mardi 30 juin 2026 à 8h00 se tiendra le sommet des dirigeants du Mercosur à Asunción, au Paraguay. Le Mercosur (Marché commun du Sud) est un bloc économique sud-américain fondé en 1991, qui réunit l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. C'est l'un des principaux espaces d'intégration économique de la région.
Selon Infobae, Milei n'a pas encore défini s'il y assistera personnellement ou si le chancelier Pablo Quirno représentera l'Argentine.
En outre, le président prévoyait de voyager le vendredi 3 juillet 2026 aux États-Unis pour participer au 250e anniversaire de l'indépendance américaine. Il pourrait assister à un événement préliminaire mené par Donald Trump.
L'assermentation de Santilli est programmée pour le mardi 30 juin 2026 à 17h30 dans le Salón Blanco de la Casa Rosada. La Casa Rosada (Maison Rose) est le siège du gouvernement argentin, situé à Buenos Aires, équivalent de la Maison Blanche américaine.
Santilli se réunira ce lundi avec Ignacio Devitt, son futur vice-chef de Cabinet. Le mercredi, il commencera formellement ses tâches en recevant les députés et sénateurs de La Libertad Avanza (le parti politique de Milei).
Karina Milei, sœur du président et secrétaire générale de la Présidence, cherchera à avoir plus d'influence dans les négociations parlementaires.
Manuel Adorni a démissionné le 27 juin 2026 après la diffusion d'une augmentation patrimoniale de 775% (passant de 20 millions à 944 millions de pesos argentins, soit environ 500 000 USD en cryptomonnaies non déclarées). Une motion de censure accumulait déjà 120 signatures sur les 129 nécessaires.
Note pour les lecteurs étrangers : Ce scandale s'inscrit dans un contexte où la transparence politique est au cœur des préoccupations des Argentins, particulièrement sous la présidence de Milei qui a fait de la lutte contre la corruption un de ses thèmes centraux.
Alfredo S. Quiroga