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L'Iran rejette le plan de l'ONU pour libérer des centaines de navires pris au piège dans le détroit d'Ormuz

25/06/2026 22:24 - Internacionales

Un refus qui complique la navigation internationale

L'Iran a rejeté ce 25 juin 2026 le plan soutenu par l'Organisation maritime internationale (OMI) des Nations Unies pour évacuer des centaines de navires pris au piège dans le détroit d'Ormuz, créant une nouvelle menace pour le libre transit des embarcations commerciales dans l'une des voies navigables les plus importantes au monde.

La proposition, qui bénéficiait du soutien d'Oman, visait à établir deux routes temporaires d'évacuation : une au nord du système de séparation du trafic (TSS) existant, en eaux souveraines iraniennes avec présence de mines, et une autre plus praticable au sud, en eaux omanaises. Cependant, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) a qualifié ces alternatives de « inacceptables et totalement dangereuses ».

Qu'est-ce que le détroit d'Ormuz ?

Le détroit d'Ormuz est un passage stratégique situé entre le golfe Persique et le golfe d'Oman. Avec seulement 33 km de largeur en son point le plus étroit, il voit transiter environ 20% du pétrole mondial et 35% du gaz naturel liquéfié commercialisé dans le monde.

Son importance géopolitique en fait un point de pression clé : tout blocage affecte directement les prix du pétrole et l'économie mondiale. Pour comprendre l'enjeu, c'est comme si un seul pont contrôlait l'accès à toute une région productrice d'énergie.

Position iranienne

Mohammad Ghalibaf, président du parlement iranien et chef négociateur, a déclaré que « l'administration du détroit d'Ormuz ne reviendra jamais à ce qu'elle était avant la guerre ».

L'IRGC a souligné que la coordination avec sa marine est « obligatoire » pour tout transit par cette voie stratégique, rappelant que le détroit constitue leur principale carte de négociation.

Contexte du conflit et négociations

Le blocage du détroit est né après le début des hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran le 28 février 2026, conflit qui a déjà fait plus de 3 700 morts selon des données vérifiées. Le protocole d'accord signé entre l'Iran et les États-Unis la semaine précédente prévoyait que Téhéran fasse ses meilleurs efforts pour restaurer la liberté de navigation sans imposer de péages pendant un minimum de 60 jours.

Cependant, le refus iranien des routes proposées génère une incertitude sur le respect de cet accord. La route TSS originale reste impossible à franchir à cause des mines, ce qui exige des alternatives coordonnées que l'Iran n'a pas encore acceptées.

40M

barils de pétrole exportés par l'Iran depuis le 15 juin

600+

km² occupés par Israël au sud du Liban

3 700+

morts depuis le début du conflit

Le Liban comme condition pour avancer

L'Iran a lié la normalisation du détroit au retrait israélien du sud du Liban, où les troupes israéliennes occupent plus de 600 kilomètres carrés de territoire libanais depuis le conflit.

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré depuis Bahreïn que les deux pays sont « très proches » d'un compromis d'intentions. Un cessez-le-feu négocié pendant le week-end a arrêté une grande partie des combats, bien qu'Israël continue de mener des frappes aériennes. Ce jeudi, une attaque de drone israélien contre un véhicule a fait trois morts dans le sud du Liban.

Le porte-parole gouvernemental israélien David Mencer a conditionné tout « repli » au désarmement du Hezbollah, tandis qu'Israël a nié tout retrait de troupes du territoire libanais.

Proposition d'Oman pour l'avenir

Oman a proposé de créer un nouveau système d'administration du détroit basé sur des contributions volontaires et inspiré du mécanisme des détroits de Malacca et de Singapour. Cette proposition serait conforme à l'article 43 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qu'Oman a intégralement ratifiée (contrairement à l'Iran). Les États du Golfe et les pays occidentaux alertent que tout péage obligatoire violerait des principes fondamentaux du droit maritime international.

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La Colonne d'Alfredo Alfredo S. Quiroga

Alfredo S. Quiroga