19/06/2026 12:22 - Internacionales
El ayatollah Mojtaba Khamenei pronunciando un discurso oficial ante una multitud en Teherán, Irán, con banderas iraníes de fondo y una atmósfera política tensa.
La signature de l'accord de paix entre l'Iran et les États-Unis, qui a mis fin à la guerre au Moyen-Orient, a révélé des tensions au sein de la direction iranienne. Le Guide suprême, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a publiquement reconnu son désaccord initial avec la stratégie qui a mené à cet accord historique.
En Iran, le Guide suprême est la plus haute autorité politique et religieuse du pays. Il a le dernier mot sur toutes les décisions majeures. Mojtaba Khamenei a assumé cette fonction en mars 2026 après la mort de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, lors des attaques américaines et israéliennes qui ont déclenché ce conflit régional.
Dans un message adressé à la population iranienne le 18 juin 2026, Khamenei a expliqué que, par principe, il avait une opinion différente concernant l'accord conclu avec Washington. Cependant, il a décidé d'autoriser le processus après que le président Masud Pezeshkian et le Conseil suprême de sécurité nationale lui ont garanti la protection des intérêts iraniens.
Selon Khamenei, Pezeshkian lui a assuré personnellement que l'Iran n'accepterait pas de conditions nuisibles lors des négociations avec les États-Unis. "Si la partie américaine tentait d'imposer des exigences excessives, nous ne nous soumettrions pas", a indiqué le Guide suprême.
Loin de présenter l'accord comme un rapprochement politique, Khamenei a cherché à marquer sa distance et à transmettre que le régime continuera à considérer les États-Unis comme un adversaire stratégique.
"Les négociations futures en présentiel n'impliqueront pas l'acceptation de la position de l'ennemi."
Le Guide suprême a également critiqué directement Donald Trump, affirmant que c'est la Maison Blanche qui a pressé pour conclure l'accord "dans un acte de désespoir".
Le mémorandum d'accord, signé le 17 juin 2026 lors du sommet du G7 à Versailles (France), établit:
| Mesure | Détail |
|---|---|
| Cessation des hostilités | Immédiate |
| Réouverture du détroit d'Ormuz | Passage de 20% du pétrole mondial |
| Levée du blocus maritime | Délai de 30 jours |
| Fonds de reconstruction | 300 milliards USD |
| Dilution de l'uranium enrichi | d>Sous supervision de l'AIEA|
| Négociation accord définitif | Période de 60 jours |
Début: 28 février 2026
Morts: Plus de 3 700
Médiateur: Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
Signature formelle: 19 juin 2026 à Bürgenstock, Suisse
Pétrole Brent: 83-84 USD/baril
Navires bloqués: Plus de 500
Marins affectés: Plus de 11 000
Essence en Argentine: Hausse de 24%
L'intervention du Guide suprême revêt une importance particulière car il s'agit de sa première réaction publique sur le pacte depuis qu'il a assumé ses fonctions en mars 2026. Depuis lors, il n'avait fait aucune apparition publique et s'était limité à diffuser des messages via les canaux officiels de l'État.
Les déclarations montrent une tentative d'équilibrer deux messages au sein de l'Iran: soutenir une décision adoptée par le gouvernement et les organismes de sécurité, tout en évitant que l'accord soit interprété par les factions les plus radicales du régime comme une concession politique face à Washington.
Khamenei a mentionné spécifiquement que les garanties incluaient la protection de l'"Axe de la Résistance". Ce terme désigne le réseau d'alliés de l'Iran dans la région, comprenant notamment le Hezbollah au Liban, mouvement politique et militaire chiite. L'accord signé entre les États-Unis et l'Iran prévoit également des engagements liés à la situation au Liban, où Israël maintient des troupes au sud malgré le cessez-le-feu.
Le mémorandum ouvre une période de 60 jours pour négocier un accord définitif sur le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions économiques. Ces futures conversations constituent l'un des points les plus sensibles pour Téhéran. Khamenei a clairement indiqué qu'il ne considère pas que ce processus implique une modification de la position stratégique de la République islamique face aux États-Unis.
Sources: Infobae, Reuters, AFP, EFE, Europa Press.
Alfredo S. Quiroga