21/06/2026 22:09 - Internacionales
Un león y un tigre rugiendo juntos sobre un mapa de América del Sur, con las banderas de Argentina y Colombia destacadas, simbolizando la alianza política entre Javier Milei y Abelardo De la Espriella
Le président argentin Javier Milei n'a pas caché sa joie après la victoire de Abelardo de la Espriella en Colombie. Dans une déclaration devenue virale, Milei a affirmé : "Le lion et le tigre rugissent en Amérique latine", faisant référence à son propre surnom de "lion" et au nouveau président colombien.
Pour comprendre le contexte, Javier Milei est un économiste et homme politique argentin, figure emblématique de la droite libertarienne, élu président en 2023. Son homologue colombien, Abelardo de la Espriella, est un avocat pénaliste de 47 ans qui a fondé le mouvement d'extrême droite "Défenseurs de la Patrie" en juillet 2025.
Le scrutin a été particulièrement indécis. Avec 99,84% des votes comptés, De la Espriella a réuni 12.941.992 voix (49,71%), devançant son rival Iván Cepeda de seulement 247.000 voix. Cepeda a obtenu 12.694.863 voix (48,64%).
Ce résultat témoigne d'une polarisation intense au sein de la société colombienne, mais marque un changement de cap significatif par rapport au gouvernement sortant de gauche de Gustavo Petro.
Le chemin vers le palais présidentiel n'a pas été facile. Le second tour, organisé le 21 juin 2026, a été précédé d'un premier tour le 31 mai où De la Espriella avait obtenu 43,74% des voix.
L'après-midi du scrutin a été tendu. Iván Cepeda a annoncé son intention de contester environ 31.000 bureaux de vote. De son côté, le président sortant Gustavo Petro a dénoncé des obstacles empêchant les avocats de l'opposition d'accéder au centre de scrutin de Corferias (le principal centre de conventions de Bogotá). La congresswoman américaine María Elvira Salazar a même averti de possibles sanctions internationales en cas d'irrégularités.
Cette victoire renforce le réseau de gouvernements de droite en Amérique du Sud, qui comprend déjà l'Argentine de Milei. Le président argentin avait ouvertement soutenu De la Espriella, qualifiant le choix de "bataille entre la liberté économique et le communisme", une déclaration qui avait valu à l'Argentine une note de protestation de la diplomatie colombienne.
Il est intéressant de noter que De la Espriella a remporté le vote des Colombiens à l'étranger, notamment aux États-Unis, au Canada et au Venezuela, démontrant le lien fort entre la diaspora et les propositions de droite.
Pour les observateurs internationaux, ce changement de gouvernement en Colombie, allié clé des États-Unis dans la région, pourrait signifier une coopération renforcée en matière de sécurité et de commerce, et un réalignement politique important en Amérique latine.
Alfredo S. Quiroga