DERNIÈRES
Milei relance les tensions diplomatiques avec l'Espagne en partageant un article virulent contre Pedro Sánchez Le péronisme cherche sa voie à La Rioja : Máximo Kirchner présent, mais Kicillof absent Milei face à une agenda complexe : allocution nationale, tensions avec le Brésil et visite du FMI Grève nationale des enseignants en Argentine le 3 août 2026 : revendications et stratégies syndicales Tragédie aux chutes d'Iguazú : un touriste néerlandais décède après le chavirement d'un bateau Tragédie en Argentine : un hélicoptère officiel s'écrase à San Juan, 7 morts Milei annoncera ce jeudi la réforme de la Charte organique de la Banque centrale argentine Santa Fe impose une hausse de salaire par décret malgré le rejet des enseignants Tragédie à Iguazú : qui était Mark Lensink, le jeune touriste néerlandais décédé Keiko Fujimori devient la première femme présidente du Pérou avec un plan ambitieux Milei relance les tensions diplomatiques avec l'Espagne en partageant un article virulent contre Pedro Sánchez Le péronisme cherche sa voie à La Rioja : Máximo Kirchner présent, mais Kicillof absent Milei face à une agenda complexe : allocution nationale, tensions avec le Brésil et visite du FMI Grève nationale des enseignants en Argentine le 3 août 2026 : revendications et stratégies syndicales Tragédie aux chutes d'Iguazú : un touriste néerlandais décède après le chavirement d'un bateau Tragédie en Argentine : un hélicoptère officiel s'écrase à San Juan, 7 morts Milei annoncera ce jeudi la réforme de la Charte organique de la Banque centrale argentine Santa Fe impose une hausse de salaire par décret malgré le rejet des enseignants Tragédie à Iguazú : qui était Mark Lensink, le jeune touriste néerlandais décédé Keiko Fujimori devient la première femme présidente du Pérou avec un plan ambitieux
Español English 中文 Português Français Italiano Deutsch العربية Русский اردو

Les États-Unis approuvent un gigantesque satellite-miroir pour illuminer la Terre : Eärendil-1

13/07/2026 19:30 - Tecnologia

Une idée brillante pour l'énergie solaire

Le 9 juillet 2026, la Commission fédérale des communications (FCC) des États-Unis — l'organisme américain équivalent de l'ARCEP en France, régulant les communications — franchira un pas historique en autorisant la jeune entreprise Reflect Orbital à construire, lancer et exploiter un satellite-miroir en orbite terrestre basse. Ce projet, selon les rapports de WIRED et Vietnam.vn, promet d'apporter de la lumière solaire 'à la carte' aux zones obscures de la planète.

Qu'est-ce que Eärendil-1 ?

Le satellite expérimental, nommé Eärendil-1 (en référence à Eärendil, l'étoile du matin dans l'univers mythologique de l'écrivain J.R.R. Tolkien, célèbre pour Le Seigneur des Anneaux), pèse 142 kilogrammes et possède un design pliable. Une fois dans l'espace, il déploiera un réflecteur géant de 18 x 18 mètres (324 mètres carrés, l'équivalent d'un terrain de basket) fabriqué en Mylar (un polyester très résistant souvent utilisé dans l'ingénierie spatiale) recouvert d'aluminium.

Il est prévu qu'il soit lancé à une altitude comprise entre 600 et 650 kilomètres fin 2026 à l'aide d'une fusée Falcon 9 (le lanceur réutilisable de SpaceX, la société d'exploration spatiale fondée par Elon Musk). Sa fonction sera de réfléchir la lumière du soleil vers la Terre, créant une zone illuminée d'environ 5 à 6 kilomètres de diamètre à la surface terrestre.

Applications de la lumière solaire nocturne

Ben Nowack, directeur général de Reflect Orbital, a indiqué que cette technologie vise à garantir un approvisionnement continu en lumière pour les grandes installations de panneaux solaires, leur permettant de produire de l'énergie même la nuit. De plus, elle pourrait être cruciale pour :

  • Les opérations de recherche et de sauvetage nocturnes.
  • Le soutien aux infrastructures critiques lors des situations d'urgence.
  • L'éclairage temporaire des chantiers de construction isolés sans dépendre de générateurs polluants.

Le revers de la médaille : astronomes et écologistes

Malgré son utilité potentielle, le projet a suscité une profonde inquiétude au sein de la communauté scientifique. Au cours du processus réglementaire, la FCC a reçu près de 2 000 commentaires publics remettant en question l'initiative. Des organisations telles que l'American Astronomical Society, DarkSky International et l'Observatoire européen austral (ESO — une organisation astronomique intergouvernementale opérant des télescopes de pointe au Chili) alertent sur l'impact négatif de cette lumière artificielle.

Tony Tyson, chercheur à l'Université de Californie à Davis et scientifique en chef de l'Observatoire Vera C. Rubin (un télescope de nouvelle génération actuellement en construction pour cartographier le ciel), a exprimé son scepticisme : 'Imaginez le ciel rempli de lunes'. L'ESO a qualifié ce type de technologie de 'menace existentielle' pour l'astronomie optique, car elle augmenterait considérablement la pollution lumineuse, rendant difficile l'observation des objets célestes les plus faibles et altérant les écosystèmes nocturnes de la faune sensible.

La position de la FCC

Malgré ces objections, la FCC a conclu que la demande ne concernait qu'un satellite expérimental et non une constellation commerciale. L'organisme a précisé que l'évaluation de l'impact astronomique 'sort de notre examen et de notre autorisation' pour le moment. Tout futur déploiement à grande échelle nécessitera de nouvelles autorisations réglementaires, ce qui laisse une fenêtre ouverte pour de futurs débats scientifiques et réglementaires afin de trouver un équilibre harmonieux entre innovation technologique et préservation du ciel nocturne.

Nouvelles d'Aujourd'hui
La Colonne d'Alfredo Alfredo S. Quiroga

Alfredo S. Quiroga