L'avocate et militante Nadia Beller, survivante de la fusillade à Santa Cruz de la Sierra, révèle qu'un homme vêtu d'une veste jaune, vu près de l'hôtel où l'attaque a eu lieu, a tenté d'entrer dans sa chambre d'hôpital en se faisant passer pour un policier. Elle demande aux autorités d'identifier le suspect.

Un nouvel épisode de tension extrême

Nadia Beller, l'avocate qui a survécu à la fusillade de lundi dernier à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), a fait une nouvelle dénonciation publique alarmante. Dans un communiqué intitulé « Doutez-vous encore que ce soit un crime d'État ? », l'activiste révèle qu'un homme lié à la scène de l'attentat a tenté de pénétrer dans sa chambre à la Clinique Las Américas pendant son hospitalisation.

Selon Beller, les images de sécurité de l'hôtel Swissôtel, lieu de l'attaque, montrent un individu portant une veste jaune, un jean usé et des baskets blanches. Cette description correspond à la personne qui, dans les 48 heures suivant l'attaque, s'est présentée à l'hôpital en prétendant être un officier de police, mais sans uniforme.

« Lorsqu'à l'hôpital ils ont demandé pourquoi il n'était pas en uniforme, il a répondu qu'il allait se changer. Après cela, il n'est jamais revenu », a relaté la victime.

La demande de réponses

La plaignante a déclaré que jusqu'à présent, ni le Commandement général de la police ni le ministère du Gouvernement ne lui ont fourni de réponses sur l'identité et le rôle de ce suspect. Dans son discours, Beller a exigé que l'on détermine si l'homme avait l'intention de tenter de nouveau contre sa vie ou s'il agissait comme informateur dans l'affaire.

« Tant que les plus hautes autorités de ce pays n'identifient pas cette personne, elles continueront à porter la responsabilité de ce qui s'est passé », a-t-elle déclaré, accusant directement son ex-compagnon, Fernando Cerimedo, d'être le instigateur de l'attaque.

Contexte de l'attaque et avancées de l'enquête

L'attaque s'est produite lundi dernier à l'hôtel Swissôtel de Santa Cruz de la Sierra, alors que Beller attendait une rencontre avec un prétendu informateur. Selon le rapport médical officiel, la victime était enceinte de quatre semaines au moment de la fusillade.

Pendant ce temps, l'enquête judiciaire a connu de nouveaux développements :

  • Nouvelles arrestations : La police a arrêté un homme identifié comme Róger A. C., accusé d'avoir fourni l'arme utilisée dans l'embuscade.
  • Suspect se livre : Un citoyen colombien, signalé comme l'un des possibles tireurs, s'est présenté volontairement aux autorités après avoir découvert qu'il était recherché. « Ils disent que je suis le sicario, mais je ne sais rien. Je me livre parce que je ne sais rien de tout cela », a-t-il déclaré en sanglotant.
  • Cerimedo en détention : Fernando Cerimedo, ancien conseiller du président argentin Javier Milei, reste détenu en prison provisoire pour 180 jours à la prison de Palmasola, accusé d'être l'auteur intellectuel de l'attentat.

Question de la protection

Après avoir été autorisée à sortir de l'hôpital, la victime a également déposé une nouvelle plainte contre les agents de sécurité assignés à sa protection. Beller a affirmé que cette protection a permis aux poursuivants de la suivre et d'exposer son lieu de résidence exact, laissant la famille totalement sans défense.

Cet événement est rendu public alors que la polémique régionale continue, notamment en raison des liens de Cerimedo avec le gouvernement argentin et le président bolivien. L'affaire suscite des réactions politiques dans les deux pays.